Surfant sur la consommation responsable, l’ occasion est passée d’un mode d’achat marginalisé à un secteur tendance. Rien qu’en 2020, ce marché a généré plus de 7,4 milliards d’euros, selon une récente étude du cabinet Xerfi Precepta, dont plus de la moitié en provenance du Web.

Mais si la demande ne cesse d’augmenter et que l’offre croissante en ligne et en boutiques promet un avenir florissant, les particuliers ont parfois de mauvaises surprises… Alors qu’escrocs et vendeurs négligents pullulent sur les plateformes de petites annonces, il faut ouvrir l’œil.

Repérer les offres louches

Une affaire trop belle pour être vraie est 9 fois sur 10 une arnaque. En tant qu’acheteur, le premier réflexe doit donc être de vérifier les tarifs du marché, pour ensuite éliminer les annonces suspectes et notamment celles qui proposent des articles de luxe ou high-tech à prix cassé.

Côté vendeur, ne donnez pas non plus suite aux potentiels acquéreurs qui sont prêts à payer plus cher que le prix affiché car cette pratique cache en réalité une escroquerie au moyen de paiement.

Questionner le vendeur

Il est impératif d’obtenir un maximum de renseignements sur l’objet convoité et son état. Quand a-t-il été acquis ? Y a-t-il des défauts, traces d’usure et taches qu’on ne voit pas sur les photos de l’annonce ? S’agit-il d’un appareil électronique encore sous garantie et, dans ce cas, la facture est-elle bien fournie ? Si le vendeur est trop évasif dans ses réponses, passez votre chemin.

Lors de vos échanges, profitez-en pour déceler une très mauvaise syntaxe ou des fautes d’orthographe importantes, qui sont souvent le signe d’un arnaqueur œuvrant à l’étranger. Les deux interlocuteurs doivent se montrer transparents, sans pour autant livrer d’informations sensibles. Mieux vaut d’ailleurs passer par la messagerie de la plateforme plutôt que de donner son adresse e-mail personnelle.

Privilégier le contact direct

Le site officiel de signalement des arnaques en ligne Cybermalveillance.gouv.fr recommande d’entrer directement en contact avec le vendeur ou l’acheteur. Cela commence par un simple coup de téléphone pour parler du produit de vive voix, sachant que la plupart des arnaqueurs préfèrent tchatter pour éviter d’être retrouvés. De même, il est toujours plus simple et plus sûr de privilégier l’acquisition d’objets vendus dans votre secteur afin de pouvoir aller sur place pour vérifier leur état, puis payer en main propre et récupérer en même temps votre achat.

Les cibles favorites

Il faut différencier les particuliers négligents des véritables escrocs. D’après les spécialistes, ces derniers ciblent essentiellement le matériel high-tech, l’électroménager ou encore des biens rares. On parle le plus souvent d’objets valant entre quelques centaines d’euros et jusqu’à environ 1.500 euros. Le montant ne doit en effet pas être trop élevé pour ne pas éveiller les soupçons des autorités.

Également légion, les arnaques aux voitures d’occasion peuvent en revanche coûter plusieurs milliers d’euros aux victimes. En complément des conseils habituels, il s’agit de bien examiner le véhicule et de s’assurer de son historique d’entretien grâce, par exemple, au service officiel en ligne Histovec mis en place par le ministère de l’Intérieur. Mieux encore, passez par une plateforme sécurisant la transaction et qui vous offrira des garanties supplémentaires (test du véhicule, garantie de fonctionnement de plusieurs mois…).


SOURCE : https://www.20minutes.fr/economie/3133771-20210927-4-regles-pour-securiser-ses-achats-d-occasion